TDAH, la créativité et le concept d’Intelligence de Groupe (par Dr. Peter Gray) 1


Deux cerveaux qui fonctionnent différemment sont mieux que deux cerveaux qui fonctionnent de la même façon.

Avant-propos

Ce qui suit est un article de Dr. Peter Gray, publié sur Psychology Today (l’article original est disponible ici) le 25 mars 2016.

Dr. Peter Gray est professeur et chercheur à Boston College. Il est l’auteur de Free to Learn: Why Unleashing the Instinct to Play Will Make Our Children Happier, More Self-Reliant, and Better Students for Life, (Basic Books, 2013), et de Psychology (Worth Publishers, un manuel d’université dans sa septième édition). Il a conduit et publié des études en psychologie comparative, évolutionnaire, développementale et éducative. Il est diplômé de l’Université de Columbia et a obtenu son doctorat en biologie à la Rockefeller University. Son travail actuel se concentre principalement sur les moyens d’apprentissage naturels des enfants et la valeur à long terme du jeu.
Je tiens à remercier le Dr. Gray pour son aimable autorisation de publier ma traduction de son article sur ce blog.

L’article

Je suis tombé sur un article de recherche l’autre jour qui rendait compte d’une découverte surprenante et contre-intuitive qui m’a fait réfléchir à un certain nombre de choses – le TDAH (Trouble de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité), son possible lien avec la créativité, et l’évolution de l’intelligence. Laissez-moi expliquer.

Dans une expérience, l’inclusion d’une personne atteinte de TDAH dans des groupes de travail a considérablement amélioré l’aptitude à la résolution de problème de ceux-ci, même si elle a mené à plus de dispersion.

L’article était de Sydney Zentall et ses collègues (2011) 1Zentall, S., Kuester, D., & Craig, B. (2011). Social behavior in cooperative groups: Students at risk for ADHD and their peers. Journal of Educational Research, 104, 28-41. de la Purdue University. Ils s’intéressaient aux comportements sociaux d’enfants présentant des symptômes de TDAH et à la façon dont ces comportements pouvaient affecter les actions de ceux avec qui ils entraient en interaction. Pour mener leur expérience, ils ont formé des groupes consistant en trois étudiants en premier cycle de l’école secondaire par groupe. Les groupes expérimentaux contenaient un étudiant présentant des symptômes de TDAH et deux n’en présentant pas, et les groupes de contrôle contenaient uniquement des étudiants ne présentant pas ces symptômes. Afin de donner aux groupes matière à interagir, ils leur ont présenté à chacun deux problèmes à résoudre – les deux mêmes problèmes pour chaque groupe. Les problèmes étaient tels que les résoudre nécessitait tant de la perspicacité que de la logique. L’intérêt principal des chercheurs résidait dans les manières coopératives et apparemment non coopératives par lesquels les individus de chaque groupe interagissaient entre eux alors qu’ils tentaient de résoudre les problèmes.

Voici ce qu’ils ont découvert au sujet des interactions sociales. Comme prévu, les étudiants atteints de TDAH faisaient souvent des commentaires hors de propos et non coopératifs, ce qui déviait l’attention de groupe du problème à résoudre. Ce genre de comportement était contagieux ; les étudiants non-TDAH des groupes expérimentaux avaient aussi un comportement moins coopératif et plus dispersé que les étudiants non-TDAH des groupes de contrôle. Jusque là, tout cela indique un impact négatif de l’inclusion de quelqu’un atteint de TDAH dans son groupe.

Mais voilà la découverte surprenante. Les groupes contenant un étudiant atteint de TDAH avaient beaucoup plus de chances de résoudre les problèmes que les groupes de contrôle ! En fait, 14 des 16 groupes (88%) contenant un étudiant atteint de TDAH ont résolu les deux problèmes, contre aucun (0%) des 6 groupes de contrôle. Ce résultat était significatif à un seuil observé de p < 0,0001, ce qui veut dire qu’il y moins d’une chance sur 10 000 qu’une différence aussi grande, avec autant de groupes, puisse se produire par hasard.

Qu’est-ce qui se passe là ? Comment est-ce possible que les groupes qui se comporté de la manière la moins coopérative et apparemment la plus dissipée aient été capables de résoudre les problèmes de manière tellement plus fiable que les groupes hautement coopératifs sans perturbateur TDAH ?

Les auteurs de l’article ne nous donnent aucun indice, du moins pas dans cet article. Leur objectif principal était de noter les degrés de coopération et de perturbation et ces résultats correspondent à leurs prédictions – les groupes contaminés par le TDAH se sont comportés de manières qui semblaient moins coopératives et axées sur leur tâche que les groupes non-contaminés. Les chercheurs n’étaient pas particulièrement intéressés, dans cette études, de savoir si les groupes avaient en fait résolu les problèmes ou pas. Ils ont signalé les résultats des résolutions de problèmes en constatant qu’ils étaient imprévus et surprenants, mais n’ont pas du tout traité des implications de ces résultats. Leur méthodologie n’incluait pas d’observations sur les contributions concrètement apportées par chaque participant afin de résoudre le problème. Les étudiants TDAH résolvaient-ils les problèmes eux-mêmes ? Ou apportaient-ils une sorte de discernement unique qui aidait les autres à résoudre les problèmes ? Ou bien est-ce que les étudiants TDAH, peut-être à travers leurs « comportement perturbateur », détendaient la réflexion du groupe entier, ce qui améliorait l’aptitude à la résolution de problèmes de tout le monde ?

Je devrais mentionner que les « étudiants TDAH » dans cette expérience n’étaient pas des étudiants qui avaient été officiellement diagnostiqués de TDAH. C’étaient des étudiants dont les professeurs avaient noté qu’ils avaient les caractéristiques de TDAH, en utilisant la grille diagnostic officielle, mais qui n’avaient jamais reçu cette étiquette de la part d’un médecin. Cela présente un avantage par rapport à l’utilisation d’étudiants officiellement diagnostiqués de TDAH en cela qu’aucun d’entre eux ne prenaient les médicaments stimulants typiquement utilisées pour leur traitement. C’étaient donc des étudiants avec des caractéristiques ressemblant au TDAH, ne prenant pas de médicaments.

Les résultats m’ont poussé à me poser la question de savoir si d’autres études avaient eu lieu qui indiqueraient que les personnes avec des symptômes de TDAH seraient meilleures que d’autres à la résolution de certains genres de problèmes. Ainsi j’ai entrepris de creuser la documentation de recherche, et voici ce que j’ai trouvé.

Les symptômes de TDAH améliorent la réflexion « hors des sentiers battus » 2NdT : « out-of-the-box » et interfère avec la réflexion « dans les sentiers battus » 3NdT : « in-the-box ».

Il s’avère que pas mal d’études de recherche ont été menées afin de comparer des participants TDAH à des participants non-TDAH en terme d’aptitude à la résolution de problèmes. En effet, Zentall a été impliqué dans une partie de ce travail. Dans une étude, ses collègues et lui ont découvert que les adolescents qui avaient été identifiés comme « doués » et qui présentaient aussi des symptômes de TDAH obtenaient de meilleurs résultats aux Torrance Tests of Creative Thinking 4NdT : littéralement, « Tests ‘Torrance’ de Pensée Créative » (un test standard de créativité) que les adolescents de douance équivalente mais sans symptômes de TDAH (Fugate, Zentall, & Gentry, 2013 5Fugate, C. M., Zentall, S. S., & Gentry, M. (2013). Creativity and working memory in gifted students with an without characteristics of attention deficit hyperactivity disorder: Lifting the mask. Gifted Child Quarterly, 57, 234-246.).

Une autre étude a permis de découvrir que 40% des enfants de 10 à 12 ans ayant auparavant été identifiés comme étant très créatifs présentaient des symptômes de TDAH à des niveaux suffisamment hauts pour justifier un diagnostic du « trouble » (Healy & Rucklidge, 2006 6Healy, D., & Rucklidge, J. (2006) An investigation into the relationship among ADHD symptomatology, creativity, and neuropsychological functioning in children. Child Neuropsychology, 12, 421-438.). Une autre étude a montré que les enfants TDAH racontaient des histoires à l’imaginaire plus riche que les enfants non-TDAH (Zentall, 1988 7Zentall, S. S. (1988). Production deficiencies in elicited language but not in the spontaneous verbalizations of hyperactive children. Journal of Abnormal Child Psychology, 16, 657-673.). Une autre a montré que les adolescents TDAH étaient plus aptes à avoir des idées novatrices pour des nouveaux jouets et qu’ils étaient moins limités par les exemples de vieux jouets que les adolescents non-TDAH (Abraham et al., 2006 8Abraham, A., et al (2006). Creative thinking in adolescents with attention deficit hyperactivity disorder (ADHD. Child Neuropsychology, 12, 111-123.). Une autre a montré que les étudiants en université atteints de TDAH obtenaient de meilleurs résultats que les étudiants non-TDAH dans la « Unusual Uses Task » 9NdT : littéralement, « tâche des usages inhabituels » (où il s’agit de trouver des utilisations inhabituelles pour des objets (White & Shah, 2006 10White, H., & Shah, P. (2006). Uninhibited imaginations: Creativity in adults with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder. Personality and Individual Differences, 40, 1121-1131.)). Une autre étude a montré que les étudiants en université atteints de TDAH préféraient les problèmes qui impliquent la génération de nouvelles idées, tandis que les étudiants non-TDAH préféraient les problèmes qui impliquent l’élaboration sur base de vieilles idées, ou les prolongeant (White & Shah, 2011 11White, H., & Shah, P. (2011). Creative style and achievement in adults with attention-deficit/hyperactivity disorder. Personality and Individual Differences, 50, 673-677.). Une autre étude a montré que les enfants ayant été diagnostiqués de TDAH obtenaient de meilleurs résultats à un test d’élaboration créative quand ils ne prenaient pas de Ritalin (le médicament utilisé pour traiter le « trouble ») que quand il la prenaient (Swartwood et al., 2003 12Swartwood, M., Swartwood, J., & Farrell, J. (2003). Stimulant treatment of ADHD: Effects on creativity and flexibility of problem solving. Creativity Research Journal, 15, 417-419.).

En rassemblant toutes ces recherches, les études indiquent que les symptômes de TDAH correspondent avec de meilleures performance à des tâches qui impliquent une pensée divergente, hors des sentiers battus 13NdT : « out-of-the-box », mais qu’ils interfèrent avec des tâches qui impliquent une pensée convergente, dans les sentiers battus 14NdT : « in-the-box ». Les étudiants TDAH réussissent généralement mal à l’école parce que l’école implique presque uniquement une pensée convergente. En fait, penser hors des sentiers battus peut amener des ennuis à l’école.

Voici donc mon hypothèse au sujet de ce qui se passait dans ces groupes d’enfants en premier cycle d’études secondaires qui contenaient quelqu’un avec des symptômes de TDAH : L’enfant TDAH émettait de nouvelles idées sur la façon de résoudre le problème, et les enfants non-TDAH donnaient suite à ces idées d’une manière plus concentrée afin de voir lesquelles fonctionneraient. Donc même s’il y avait beaucoup de pitreries dans ces groupes, ils produisaient quand même une résolution de problèmes efficace. À l’inverse, les groupes sans enfants TDAH se sont peut être retrouvés coincés parce que personne ne présentait de nouvelles manières de tenter de résoudre le problème. Ils ont persisté – d’une manière hautement coopérative et concentrée qui aurait pu faire plaisir à un professeur – sur une route qui semblait la plus évidente mais qui ne fonctionnait pas. Je me demande si cette hypothèse pourrait être testée dans une nouvelle analyse des vidéos de cette étude.

Le concept d’intelligence de groupe et une théorie de l’évolution de l’intelligence

Je me dirige maintenant vers une remarque bien plus vaste, concernant la nature de l’intelligence et son évolution. Nous considérons l’intelligence comme la propriété d’un individu. Nous la mesurons chez les individus et lui attribuons un nombre. Les tests d’intelligence ont été développés à l’origine afin de prédire les résultats scolaires et dans les écoles telles que nous les connaissons en général, la résolution de problèmes est presque toujours effectuée par des individus et non des groupes.

Je suggère ici que d’une perspective évolutionnaire il soit plus logique de considérer l’intelligence comme un produit du groupe plutôt qu’un produit de l’individu. Pendant toute notre histoire évolutionnaire exceptée une minuscule portion récente, nous étions tous des chasseurs-cueilleurs ; et la recherche sur les chasseurs-cueilleurs indique qu’à peu près toute leur résolution de problèmes était faite en groupe (voir, par exemple, Gray, 2009 15Gray, P. (2009). Play as a foundation for hunter-gatherer social existence. American Journal of Play, 1, 476-522.). Les hommes traquaient et chassaient en groupe et pour ce faire, ils devaient résoudre beaucoup de problèmes intellectuels très difficiles. En effet, un livre entier a été écrit sur l’idée que les compétences mentales impliquées dans la traque marqueraient l’origine de la science (Liebenberg, 1990 16Liebenberg, L. (1990). The art of tracking: The origin of science.). Comme Wannenburgh (1979) 17Wannenburgh, A. (1979). The Bushmen. l’a noté, les hommes impliqués dans la traque débattaient et testaient diverses hypothèses sur la signification des maigres indices cachés dans le sable ou de la façon dont une branche était tordue, afin de déterminer l’espèce, la taille, la vitesse de mouvement de l’animal, ainsi que le moment de la journée où il était passé par là. De manière similaire, les femmes travaillaient généralement en groupe pour décider de ce qu’elles allaient cueillir et où, selon les indices leur indiquant ce qui pourrait être disponible dans leur zone de cueillette. Le soir, autour du feu de camp, tous étaient impliqués dans des prises de décisions qui affectaient le groupe entier, comme de savoir s’il était temps ou non de se déplacer vers un nouveau lieu de campement et où celui-ci pourrait se trouver.

Il est facile de comprendre pourquoi la résolution de problèmes dans ces situations serait facilitée par l’inclusion de personnes avec divers styles cognitifs. En particulier, par rapport aux études du TDAH, il semblerait utile d’avoir un ou plusieurs personnes dans le groupe, dont l’attention est facilement distraite et qui, par conséquent, passe rapidement d’une observation ou d’une idée à l’autre. Dans le groupe de chasseurs, c’était la personne qui était remarquait un petit peu de fourrure attachée à une épine, chose qui avait échappé aux autres parce qu’ils étaient si concentrés sur l’empreinte dans le sable. C’était aussi la personne qui entendait un tigre au loin et qui en avertissait les autres, qui ne l’avaient pas entendu parce que c’était hors-propos par rapport au problème immédiat qu’ils essayaient de résoudre. Parfois, la personne TDAH peu sauver la vie des individus non-TDAH, plus studieux et coincés.

Je suggère qu’historiquement, l’intelligence soit le produit de la collaboration d’un réseau d’esprits qui sont parfois en opposition. Et que dans beaucoup de situations, si pas la plupart, hors de l’école, c’est toujours le cas aujourd’hui.

Un ami de longue date est connu pour son aptitude à rassembler d’excellentes équipes scientifiques. Aujourd’hui, il est directeur d’un département scientifique d’une des universités les plus prestigieuses du monde. Un jour, je lui ai demandé son opinion sur ce qui fait un bon scientifique. Je ne me rappelle pas ses mots exacts, mais en substance sa réponse ressemblait à ceci : « La science, c’est un travail de groupe. Quelqu’un peut recevoir un Prix Nobel pour quelque chose mais cette personne a toujours bénéficié du travail et des idées des autres. On a besoin de quelques personnes qui soient en gros de bons collectionneurs de timbres. Ils aiment simplement collectionner et organiser des choses. On a aussi besoin de personnes qui aiment s’amuser avec l’équipement. Ce sont ceux qui élaborent des moyens pratiques de faire la recherche qu’on veut faire. On a aussi besoin de personnes qui soient peu portées sur les aspects pratiques, plus sauvages dans leur manière de penser. Ils ont toutes sortes d’idées. Beaucoup d’entre elles sont folles, mais d’autres pas tant que ça, et certaines sont même brillantes. Et puis on a besoin de personnes qui soient douées pour trier les idées, voir lesquelles correspondent aux faits et leur apporter un suivi logique avec des études bien conçues.«  Je suspecte que les équipes de recherche que mon ami a rassemblées ne sont pas dépourvues de personnes montrant des symptômes de TDAH.

 

Peter Gray
Traduit par Antoine Guenet

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Notes   [ + ]

1. Zentall, S., Kuester, D., & Craig, B. (2011). Social behavior in cooperative groups: Students at risk for ADHD and their peers. Journal of Educational Research, 104, 28-41.
2, 13. NdT : « out-of-the-box »
3, 14. NdT : « in-the-box »
4. NdT : littéralement, « Tests ‘Torrance’ de Pensée Créative »
5. Fugate, C. M., Zentall, S. S., & Gentry, M. (2013). Creativity and working memory in gifted students with an without characteristics of attention deficit hyperactivity disorder: Lifting the mask. Gifted Child Quarterly, 57, 234-246.
6. Healy, D., & Rucklidge, J. (2006) An investigation into the relationship among ADHD symptomatology, creativity, and neuropsychological functioning in children. Child Neuropsychology, 12, 421-438.
7. Zentall, S. S. (1988). Production deficiencies in elicited language but not in the spontaneous verbalizations of hyperactive children. Journal of Abnormal Child Psychology, 16, 657-673.
8. Abraham, A., et al (2006). Creative thinking in adolescents with attention deficit hyperactivity disorder (ADHD. Child Neuropsychology, 12, 111-123.
9. NdT : littéralement, « tâche des usages inhabituels »
10. White, H., & Shah, P. (2006). Uninhibited imaginations: Creativity in adults with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder. Personality and Individual Differences, 40, 1121-1131.
11. White, H., & Shah, P. (2011). Creative style and achievement in adults with attention-deficit/hyperactivity disorder. Personality and Individual Differences, 50, 673-677.
12. Swartwood, M., Swartwood, J., & Farrell, J. (2003). Stimulant treatment of ADHD: Effects on creativity and flexibility of problem solving. Creativity Research Journal, 15, 417-419.
15. Gray, P. (2009). Play as a foundation for hunter-gatherer social existence. American Journal of Play, 1, 476-522.
16. Liebenberg, L. (1990). The art of tracking: The origin of science.
17. Wannenburgh, A. (1979). The Bushmen.

A propos de Antoine Guenet

Né en 1986. Père, musicien, professeur de musique depuis 10 ans, et beaucoup d'autres choses. Avec mon épouse Susan, j'ai décidé de lancer le projet d'ouvrir une école Sudbury de langue ouverte au centre de la Belgique.


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Commentaire sur “TDAH, la créativité et le concept d’Intelligence de Groupe (par Dr. Peter Gray)

  • Baillon

    Merci. Super article. Voilà une nouvelle et belle notion à partager ! Si les gens pouvaient avoir conscience que l’autre est toujours une richesse, quel progrès ce serait… Cela me fait rêver 🙂